Dans le cadre du plan de restructuration de ses activités en Europe, le constructeur automobile américain Ford a annoncé la suppression de 12 000 emplois et la fermeture de six usines d’ici la fin de l’année prochaine. L’entreprise avait déjà donné les lignes de production qui allaient disparaître : en France (Blanquefort en Gironde), en Russie (trois usines), en Slovaquie (un site), au Pays de Galles (1 700 postes) et en Allemagne (5 400 emplois). Le groupe a aujourd’hui précisé le volume total des emplois qui vont disparaitre. Un coup très dur porté aux activités européennes de Ford, qui emploient À l’heure actuelle 51 000 personnes réparties dans 24 usines.
Ford entend réorganiser son activité européenne en trois pôles indépendants : les véhicules de passagers, les utilitaires et l’import. Les experts craignent qu’il s’agisse là d’un premier pas vers une vente « à la découpe »… Les emplois supprimés le seront sur la base du volontariat, assure la direction. Mais tout indique qu’avec le nombre de postes à détruire, des licenciements seront nécessaires.
Ford, comme tous les autres acteurs de la filière automobile, est engagé dans une course visant à électrifier les véhicules et dans la conduite autonome. Ce qui nécessite de lourds investissements et surtout, une plus grande souplesse dans la prise des décisions. C’est ce qui motive Ford dans un mouvement qui concerne l’ensemble des activités mondiales du groupe.